22 déc. 2011

AaRON


Le jeudi 15 décembre, le Seven Casino d'Amnéville recevait le duo français de rock mélancolique AaRON.


En première partie, le groupe local Greenwich Cavern, venu nous présenter quelques titres de leur nouvel et deuxième album aux sonorités toujours très "rock des années 70". Les quatre compères nous assurent un très bon show de 30 minutes et le public le leur a plutôt bien rendu.
Puis c'est au tour du groupe tant attendu ce soir là, de monter sur scène, accompagné des applaudissements et des cris incessants des personnes présentes dans la salle. Le duo est connu pour ses musiques calmes  et relativement tristes. On s'attend donc à  avoir un concert plutôt mou. Et c'est tout le contraire. J'ai été agréablement surprise: il y a une ambiance de folie, tant dans la foule que sur scène, et c'est sans compter sur l'aide des 3 autres musiciens qui sont également présents sur scène. Du coup, du rock, du rock, et encore du rock, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
En bref, un très bon concert, et ce de la part des deux groupes présents ce soir là. Très bonne surprise de la part d'AaRON, et c'est avec plaisir que je retournerai les voir si ils reviennent dans le coin. Seul petit bémol, ils me doivent toujours une interview, puisqu'ils sont aller se coucher tout de suite après le concert. Tant pis, une autre fois peut-être.





Zoo, Greenwich Cavern

Marko, Greenwich Cavern

Mathieu, Greenwich Cavern

Eric, Greenwich Cavern



Simon, chanteur d'AaRON

Olivier, guitariste d'AaRON



AaRON

AaRON


AaRON



18 sept. 2011

The Offspring

Le 6 septembre 2011, le Galaxie d'Amnéville accueillait cette fois-ci la Californie, avec The Offspring.



En première partie, le groupe québécois Simple Plan. Au départ, un peu peur de ne me retrouver qu'avec des groupies de 14 ans qui emmerdent le monde. Bonne surprise, il n'y en a pas. Pour le groupe en lui même, je ne savais pas trop  à quoi m'attendre. Cela faisait quand même quelques années que je ne les avais plus écoutés, et j'étais assez sceptique sur ce qu'ils avaient pu faire depuis. Et encore une fois, c'est une bonne surprise.  C'est un groupe qui a une bonne présence sur scène. Parmi les anciens titres, que du bon, entre Welcome to my Life, Shut Up et autres. Ils prennent le temps d'échanger avec le public, dans lequel règne une très bonne ambiance. J'ai clairement apprécié le concert qui n'aura malheureusement duré que 45 minutes à tout casser. S'en suit alors une longue demi-heure d'attente avant de voir monter sur scène Dexter Holland et sa clique.  Super ambiance dès le départ: ça saute dans tous les sens, des pogos sur toutes les chansons, et les gens connaissent les paroles par coeur. De ce côté là, rien à redire.  Et heureusement qu'il y avait ça. Pour la prestation en elle-même du célèbre groupe californien, je suis déçue. Pas de présence sur scène en premier lieu: pas un musicien qui bouge de sa place. Ils n'interagissent pas avec leurs fans, qui n'attendaient que ça, et une impression de playback sur certaines chansons, notamment sur Pretty Fly (For a White Guy). Tout ça pour en plus ne les voir jouer qu'une seule petite heure. Bon, ils se foutent de la gueule du monde ou quoi? A peine la quarantaine et c'est déjà fatigué? Même les Scorpions, vus deux fois en 2010 ont plus la forme qu'eux! Franchement, je regrette d'avoir payé une quarantaine d'euros pour ça, même si la setlist, il faut l'avouer, était bonne. Heureusement que les Simple Plan étaient là pour rattraper le coup, sinon il était clair que j'aurais entièrement été déçue par le concert.



Dexter Holland


The Offspring


Greg K - The Offspring


Avec David de Simple Plan


Avec Jeff de Simple Plan

10 sept. 2011

I'm With You - Red Hot Chili Peppers







On remarque premièrement qu'il n'y a aucune chanson éponyme parmi les 14 proposées sur l'album, ce qui change de pas mal des anciens disques des Red Hot. On note également l'absence de Frusciante, qui se fait sentir dès que l'on écoute les premières notes de The Adventures Of Rain Dance Maggie, premier single extrait d'I'm With You. En tant que fan des Red Hot, on est en droit de quelque peu douter  de la qualité des musiques si Monsieur n'est pas là. Alors on écoute. La première fois, pour certains, ne passera pas vraiment bien. C'est d'ailleurs ce que beaucoup ont dit. Ils n'ont écouté qu'une fois, et n'ont pas aimé.  Personnellement, à la première écoute, j'ai absolument accroché a partir du 7ème titre, The Adventures Of Rain Dance Maggie. Un jeu de guitare certes un peu moins présent que sur les autres albums, mais des rythmes entêtants qui rappellent quand même bien les Red Hot; ils ont tout de même su garder un son qui leur est propre. Par la suite, si on réécoute les premiers titres, on est conquis. Finalement, on finit par se dire qu'ils sont enfin de retour. Maintenant, il ne reste plus qu'a voir ce que ça donnera en live. Pour cela, rendez-vous le 19 octobre à Bercy! (Et surtout, prions pour qu'Anthony change de coupe de cheveux d'ici là…)





29 juil. 2011

Sonisphere France







Impossible pour moi de louper la 1ère édition française du festival Sonisphère alors que celle-ci a lieu à seulement 500m de chez moi. C’est donc avec une certaine excitation que je me suis rendue sur le site aux alentours de 17h le vendredi -hé oui, travail oblige, impossible d’y aller dès l’ouverture malheureusement. Première impression en entrant sur le site, y a une putain d’ambiance là dedans: des milliers de métaleux et de la bière de tous les côtés. Premières choses à faire, se mettre en accord avec tout le monde et aller se chercher une bière. Ben oui, on est dans un festival de métal, on est pas là pour boire de la flotte non plus. Chose dite, chose faite. Direction la grande scène, où joue Bring Me The Horizon. Mouais, bon, j’aurais p’tet mieux fait d’arriver un peu plus tard… Pour ma part, l’un des groupes, voire LE groupe le plus à chier du week-end. Un espèce de jeune idiot qui s’amuse à sauter partout, et à hurler. Ah, c’est donc ça le métal de maintenant? Je préfère m’éclipser et aller boire ma bière un peu plus loin, pour ne pas entendre un maximum leur “musique”. Une bonne heure plus tard, me voilà sérieusement de retour pour le show de Mastodon. Un allemand complètement bourré devant moi n’arrête de pas de me dire que de toute façon, Mastodon c’est de la merde, et qu’il n’y a que Slipknot qui est vraiment un groupe génial. Bon, chacun ses goûts hein. Le concert commence, et là, c’est le drame. Pas d’ambiance. Peut être une centaine de bras (vraiment pas plus) qui se lèvent sur les milliers de personnes présentes. Je resterai quand même jusqu’à la fin, même si il faut le dire, ça n’a pas vraiment été mon kiffe. Ensuite, direction manger. Sur le site, des stands Luxgourmet. Je n’ai jamais vraiment entendu de bonnes critiques sur leur bouffe. Alors hop, direction McDo. Mais rapidement, puisqu’il y a Dream Theater qui nous attend juste après. Dream Theater… Ça aurait pu être un bon concert s’il n’y avait pas eu ces deux trois coupures de son. Plutôt dommage. Mais ce qui me console, c’est que juste après, il y a eu Airbourne. LE groupe que j’attendais avec impatience, n’ayant pu les voir quand ils sont passés dans le coin l’année précédente. Et Dieu que c’était bon! Une ambiance de folie, entre morceaux de No Guts No Glory et des précédents albums. A sauter dans tous les sens et à emmerder les nanas en talons qui ne bougeaient pas leur cul, je suis ressortie avec des bleus un peu partout. Ça fait mal, mais putain, qu’est-ce que ça en valait la peine! Sans hésiter, ces gars là, je vais les revoir dès qu’ils repassent dans la région. Et je vous conseille de faire de même! Pour finir ce premier jour de Sonisphère, le groupe préféré de l’allemand bourré. Slipknot, évidemment. Même si, musicalement, je n’aime absolument pas, il faut reconnaitre qu’ils ont fait un show assez exceptionnel qui aura bien duré 2h.

Lendemain, Samedi, 11h30. Déjà un monde pas possible, mais j’arrive à me faufiler au devant de la file. Du moins, un minimum. Ouverture des portes à midi. Tout le monde se rue a l’intérieur du site pour être dans les 3000 premiers, pour avoir accès a la fosse “VIP”. Et là, tout le monde se fait avoir. Ils n’ouvriront l’accès aux scènes qu’a 14h. QUOI?! Attendre 2h au soleil compressés comme pas possible? De toute façon, on a pas le choix. Alors c’est parti pour sûrement les 2 plus longues heures de la vie de chaque individu présent autour de moi. On meurt de chaud, on n’en peut plus. Des dizaines de gens font des malaises autour de moi. Mais c’est quoi ce merdier? Finalement, les deux heures sont passées un peu plus vite que prévu. Et la, nouveau drame. Tout le monde pousse, tout le monde court. Mes pieds ne touchent même plus le sol, j’avance toute seule. Je suis pire que compressée entre tous ces gens qui poussent. Presque impossible de respirer. Mais je m’en sors vivante, comparé à d’autres personnes qui elles, sont tombées et se sont carrément fait piétiner. Aucune mentalité dans la tête, ces gens ou quoi? Alors par la suite  je me mets également à courir si je veux quand même avoir une bonne place. Encore une fois, je me retrouve compressée contre des dizaines et des dizaines de personnes, qui comme moi, attendent une place pour la fosse de devant. Je n’ai pas d’autre choix que d’y aller, mes amis y sont, et il ne reste que moi. J’ai du attendre encore bien 1h pour qu’un gentil gars de la sécurité me laisse passer “illégalement” dans cette fosse où tant de gens aimeraient être. Les groupes s’enchainent les uns après les autres. Diamond Head, Anthrax, Slayer et Megadeth sur la grande scène ou je suis restée toute la journée. Personnellement, j’ai adoré les shows de chaque groupe. Une bonne ambiance pour chacun d’eux. Il y a juste Megadeth, un peu plus mou que les autres, peut être. Mais pas dérangeant dans l’ensemble. Entre chacun d’eux, j’assistais de loin aux autres concerts, Volbeat, Loudblast et autres Mass Hysteria. Ou j’ai bien moins accroché. Il est maintenant 22h, et c’est au tour de Tarja de faire son show sur la petite scène. De notre côté, personne ne l’écoute. On n’attend plus qu’une chose: Metallica. Tous les concerts ont commencé à l’heure indiquée. 23h05, toujours pas de James Hetfield ou de Kirk Hammett à l’horizon. Il fallait quelque peu s’y attendre. Il faut savoir se faire désirer, et ils le font plutôt bien. C’est dix minutes plus tard qu’ils feront leur apparition sur scène. Concert de fou, entre feux d’artifices, flammes gigantesques et ballons géants siglés Metallica. Mais merde, ça restera pour moi le pire concert de ma vie. C’est à peine si j’entendais la musique, étant bien trop occupée à rester en vie. Du 2ème rang, je suis passée au 15ème. Beaucoup trop de bourrins autour de moi qui ont transformé ce concert en un vrai calvaire. Je suis tombée, tout le monde s’en foutait. Oh les gars, si vous faites des pogos, que vous sautez partout, jouez le jeu jusqu’au bout, et prenez deux secondes pour ramasser les gens, plutôt que de leur marcher dessus. Finalement, je ressortirai de ce dernier concert déçue, alors que tout s’était parfaitement bien passé jusque là. J’attends maintenant de voir ce que ça donnera l’année prochaine, et il me tarde d'y être.


Je suis désolée, je n'ai pas de photos prises par moi-même, je n'avais pas voulu m'embêter avec un appareil photo sur le site.

27 mai 2011

Hangar

Alors que le concert de Metz est malheureusement annulé, les six garçons d'Hangar se rendent à Freyming-Merlebach pour un showcase exceptionnel. Pendant les balances, l'un des guitaristes reprend un tube des Stones, sous le bon regard des cinq autres. Comment ne pas aimer ces mecs? Après un show d'une heure pour le moins privé, une cinquantaine de personnes présentes, nous rencontrons trois d'entre eux.


Liv: Alors, racontez-nous comment vous vous êtes rencontrés.
Antonin: En fait si tu veux c'est une rencontre de plusieurs petits groupes locaux de chez nous. Romain et Florent, les deux guitaristes, et Nicolas, le bassiste (qui est mon voisin), avaient un groupe ensemble. Pierre-Marie et Béru faisaient partie d'un autre, et moi d'un autre encore. Je connais Béru depuis le primaire.  En fait, ce sont de vieilles histoires qui se croisent. Et la fête de la musique réunit un peu les gens, tu vois. Sur scène, je passais juste après Romain. Je l'ai rencontré en backstage, on a rigolé un peu, et le lendemain, on se revoyait. Moi j'avais un hangar,  au bord de l'eau. Un jour, je les vois arriver par la plage, et Romain me dit "on a besoin d'un chanteur". J'ai tout de suite dit "ok". Et petit à petit ça s'est fait, c'est parti de là. La rencontre s'est faite chez nous, dans le Sud-Ouest. On a été amené à se rencontrer, tu sais, c'est un endroit ou il n'y a pas vraiment beaucoup de monde. 

Liv: Comment est-ce que vous êtes arrivés là où vous en êtes aujourd'hui?
Antonin: il y a eu beaucoup de choses. D'abord, si tu veux, on est parti du hangar à la pointe du Cap Ferret. C'est comme un bout du monde, on était au bout de la pointe. On a commencé a "remonter", on est partis de notre hangar pour aller au bar le plus proche qui s'appelle le 44; c'est un petit bar de chez nous. On a commencé à y faire pleins de concert. Puis on a continué à en faire autour de chez nous, dans la presque-île, autour du bassin (d'Arcachon). Ensuite, on est allé à Bordeaux, la grande ville la plus proche et on a commencé à faire vachement de bruit dans la région. Des années plus tard, on avait déjà fait beaucoup de concerts, des centaines et des centaines, mais on s'était toujours produits tous seuls. Et puis un jour , une maison de disque, Roy Music d'Olivier Chini, a entendu parler de nous, ça a fait un buzz sur Myspace et il nous a fait signer notre premier contrat, pour jouer à Paris. Ça s'est enchaîné, et voilà ou on en est.

Liv: Pourquoi avoir décidé de chanter en français, alors que tous les jeunes groupes de maintenant se mettent à l'anglais?
Antonin: C'est le français qui nous à choisi. Chez nous, on est le seul groupe, et mine de rien on a grandi dans un endroit un peu protégé, abrité…

Liv: Donc ça s'est imposé à vous…
Florent: Le problème c'est que, si maintenant, comme tu dis, tous les groupes s'amusent à chanter en anglais, c'est fini pour la langue française, tu vois c'que j'veux dire… Tu peux plus t'exprimer.
Antonin: Voila, avec le français, on peut exprimer des choses que l'on ressent profondément, on peut jouer avec les mots… Après c'est aussi devenu une affaire de volonté. Au début c'était naturel chez nous. À la base, on s'est mis à raconter des histoires de chez nous, en parlant à des gens du coin. Donc on parlait en français parce qu'on le voulait,  et parce que c'était plus facile pour nous. On avait vraiment envie de parler aux gens qui venaient à nos concerts. On voulait qu'ils entendent vraiment le fond de notre pensée et le fond des choses. C'était également le meilleur moyen de réunir des gens. Je respecte les groupes qui chantent en anglais, mais c'est un peu dommage. Le français c'est quand même très beau. C'est  aussi pour rendre hommage à tous ceux qui ont chanté en français avant nous.

Liv: Après l'incendie qui a ravagé le hangar, Antonin s'est écrié "Le hangar est mort, vive Hangar!". C'est devenu votre slogan?
Antonin: Le hangar est mort, vive Hangar, c'est comme "Le roi est mort, vive le roi!". C'est une manière de ne pas se laisser abattre. Je vais te dire, on n'était pas abattu. C'est violent ce qui nous est arrivé. Moi j'étais dedans, donc j'ai vu le truc de très près, mais c'est une manière de dire qu'on en est sorti bien plus fort. Tu vois, on était hyper attaché à notre hangar, c'était notre instrument principal et on l'a perdu . Et ce que le feu ne tue pas, le rend plus fort. C'est Oscar Wilde qui disait ça, d'une autre façon certes, et c'est quelque chose qui est vrai. Cette histoire nous a vachement rapproché, on s'est senti un nouveau départ tu vois. On s'était dit que maintenant qu'on avait plus le hangar, on était obligé d'aller sur la route et d'y aller à fond quoi. Finalement, il s'est passé quelque chose qu'on peut traduire de positif. On ne s'est pas laissé atteindre.

Liv: Sur scène, tu as dis quelque chose qui ressemblait à "C'est grâce à elle qu'on est là, Paola". Prénom qu'on entend également dans une de vos chansons ("Antonin"). Mais, c'est qui cette Paola?
Antonin: Je pars d'une histoire qui est personnelle en fait, mais je n'ai pas voulu révéler la véritable identité. Je ne connaissais pas de Paola. Cette Paola, c'est aussi une manière de rendre hommage à nos muses, celles qui me donnent envie d'écrire. Tu vois, il y a quand même un truc entre l'homme et la femme en général, et les déclencheurs pour moi ce sont pleins d'écrivains, de peintres, ou autres. C'est également une manière de rendre hommage à ça. Dans cette chanson, il y a du second degré. Elle est très "Hangar" parce que je pars d'un truc simple, je mets de l'humour dedans. C'est jamais trash, c'est rendre hommage, et c'est jouer avec les mots. Mais Paola, c'est quelqu'un qui compte beaucoup. C'est même le logo du groupe sur le CD, dessiné par les soins de ma soeur. Paola, c'est une muse, c'est notre muse.

Liv: Quelles sont vos influences musicales? A part les Stones, qui je sais est l'un de vos groupes préféré?
Romain: Il faut écouter un disque qui s'appelle Exile On Main Street…
Liv: Oui, c'est sûrement leur meilleur album, effectivement.
Antonin: Il y a beaucoup d'influences. Les Stones, c'était vraiment le ciment du groupe, c'est un peu le truc qui nous réuni. On est tous d'accord sur les Stones. Si on met le disque des Stones dans la voiture, en général tout le monde est d'accord, sauf notre bassiste qui tire un peu la gueule. Les Stones, c'est vraiment une influence majeure. Après chacun en a des plus personnelles. Moi par exemple il y a aussi Leonard Cohen, Cat Stevens, les Doors, Renaud, Georges Moustaki…
Florent: Moi j'aime beaucoup Brigitte Fontaine par exemple…
Antonin: Après je me souviens qu'en CM1, le prof apprenait la guitare à ceux qui le voulaient, et ils nous a appris des grands classiques français: Georges Brassens, Léo Ferré… et c'est vrai que ça aussi ça m'a vraiment beaucoup influencé. C'est ce qui m'a donné envie d'écrire des chansons.

Liv: Quelqu'un avec qui vous aimeriez partager une scène?
Antonin:  Avec toi. T'as une guitare, t'as une voix, moi j'te suis. J'aimerai partager une scène avec n'importe qui, et pas qu'avec des musiciens reconnus. je fais de la musique aussi pour la spontanéité. Pour ces choses là, je calcule pas. Par contre il est vrai qu'on a eu la chance de jouer avec -M-.  Donc avec n'importe qui d'un peu fou et de motivé.












Antonin et Romain

De gauche à droite: Florent, Béru, Moi, Antonin, Romain, Pierre-Marie et Nico

2 mai 2011

Ma rencontre avec Yoko Ono

Devant le Dakota
Il y a 9 mois, en voyage à New York,  je vais me poster devant l'entrée du Dakota Building avec un pincement au coeur. Hommage à un Dieu: Lennon. Il était tout simplement inconcevable pour moi de ne pas y passer, fan que je suis. Redescendant dans la partie Strawberry Fields de Central Park, je m'arrête bien évidemment à la plaque "Imagine", dédiée en son honneur. Je continue mon chemin, et là, c'est LE choc. Des gens s'affairent autour d'une seule et unique personne. Non, ce n'est pas possible, j'ai du rêver. Ça ne peut pas être elle... Je m'avance. Maintenant j'en suis sûre, c'est bien elle. Moi, petite française en vacances dans la Grosse Pomme, me trouvait à un mètre de Yoko Ono. J'ai le coeur qui va lâcher. Je n'en reviens pas. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que j'ai pu ressentir à ce moment là. Moi, grande fan de Lennon et des Beatles, je rencontrais celle qui avait changé sa vie, et la leur. Je n'ai pu avoir qu'une photo avec elle, et un faible sourire de sa part. Oui, je l'avoue, un peu déçue de n'avoir pu échanger quelques mots avec elle. Mais je me suis vite rendue compte que c'était déjà énorme et que j'avais eu une chance inouïe. 
"Imagine"
Alors oui, je sais ce que vous allez vous dire. Il y a deux solutions possibles: soit vous vous dites "la chance!", soit c'est plutôt "je ne comprends pas, elle se dit être fan des Beatles, et elle admire celle qui les a détruit". A ceux là, je leur répondrais qu'ils n'ont pas tort. Oui, à la fin, Lennon s'occupait plus d'elle que du groupe. Je n'ai rien à redire sur ce point là, c'est la stricte vérité. Mais attendez un peu, cela faisait déjà quelques années qu'il en avait marre du groupe. L'ambiance interne n'était déjà plus la même depuis longtemps. Il n'y régnait que rivalité.  Le fait que Yoko soit arrivée, les a peut-être aidé finalement. Ils auront arrêté leur carrière quand il le fallait. Juste au bon moment, avant que tout n'explose et laisse une mauvaise image de ceux qui ont influencé des millions de jeunes dans le monde entier. Au moins, ils n'auront pas fait l'album de trop. Je suis désolée, mais oui, j'admire cette femme, et l'influence qu'elle a et qu'elle a pu avoir. 
Voilà, je tenais juste à vous faire partager, au départ, un grand moment pour moi. Et dire ce que j'avais à dire par la même occasion.
J'aime les Beatles, et Lennon. C'est tout.

Liv T.


Yoko Ono, et moi

RENCONTRE - ITALAO

La rencontre musicale entre trois italiens et deux laotiens se résume en un mot: Italao. Le groupe, originaire de Metz, n’a cessé de progressé depuis leurs débuts en 2005. Composé de Jimmy au chant, d’Yvan à la guitare, de Jerome à la batterie, de Samolay à la basse, et de son frère, Asa, à la guitare, au clavier et au chant, Italao ne cesse de se produire dans la région. Rencontre avec quelques membres du groupes.

Liv: Bon, les mecs, on vous connait pour vos reprises de chansons pop/rock. Mais depuis quelques temps, il y a une rumeur qui circule, comme quoi il serait possible que vous sortiez un album avec des compos rien qu'à vous. Alors, mensonge, ou stricte vérité?
Jimmy: C'est une bonne rumeur. Je pense que comme tout groupe, on a envie de composer, mais ce n’est pas vraiment facile. Le groupe, c'est une passion, mais nous travaillons tous. Jusqu'à maintenant, le problème était de trouver le temps. Mais nous allons finalement bientôt pouvoir nous réunir pour composer, créer un album, et évoluer. 


Liv: Et l'album, il sera en français, en anglais, ou en italien? 
Jimmy: L'anglais, c'est ce qui passe le mieux, mais après, il faut que la forme soit nickelle. Chanter en français, c'est plus dur, parce qu'après, c'est les paroles qui doivent vraiment être captivantes pour que les gens puissent être à fond dedans. Il y aura un mélange je pense. Un peu d'anglais, de français, d'italien, voire même de laotien… 
Samolay: On va se démarquer.
Jimmy: Exactement.

Liv: Quels sont les artistes ou groupes qui vous inspirent le plus?
Jerome: Metallica...
Jimmy: Tout ce qu'on fait en ce moment avec Italao représente nos influences: Lenny Kravitz, Muse, Radiohead, Foo Fighters, ou encore Eros Ramazzotti… Même s'il est vrai que nous avons chacun nos préférences.

Liv: Vous avez toujours été 5, mais des changements se sont faits. Maurizio (clavier), ou encore Vincent (guitare) ont quitté le groupe. Yvan les a remplacé. Qu'est-ce qui a changé depuis son arrivée?
Jimmy: C'est devenu beaucoup plus rock. Avant on était plus variété...
Samolay: Ou romantiques...
Jimmy: Avant on ne faisait que des concerts pour des mariages, etc. Maintenant on tourne dans des bars où on peut se lâcher davantage… Yvan nous apporte plus de guitare, de solos. Ca bouge beaucoup plus.

Liv: Il vous arrive de faire des concerts (Italao & Guest) où vous invitez d'autres musiciens à venir jouer avec vous sur scène. C'est pour votre plaisir personnel? Pour les faire connaitre?
Jimmy: En fait nous à l'époque on aurait aimé avoir ça, avoir des groupes qui nous prennent sur scène pour nous faire découvrir, mais on n'a pas eu cette chance.
Jérôme: C'est aussi pour le plaisir de partager la scène…
Jimmy: Et faire découvrir de nouveaux artistes à tout le monde. Il y a beaucoup de gens dans la musique qui sont inconnus et qui méritent d'être connus. C'est pour ça. On connaît par exemple Julien qui est un super chanteur, mais aussi des chanteuses et des guitaristes qui sont très bons, mais ils n'ont pas la possibilité d'avoir une scène pour eux, donc on leur offre cette chance là.

Liv: En parlant concert… vous avez prévu de tourner un peu dans le reste de la France?
Jimmy: C'est sûr, c'est ce qu'on voudrait. Pour le moment on tourne dans la région grâce aux reprises et à notre côté un peu "festif". On met l'ambiance, les gens aiment bien ça… Cet été on va beaucoup tourner sur Metz. Mais il est vrai que pour le moment, tourner en France, avec des reprises, c'est impossible. Quand on aura l'album, là on pourra commencer à faire des promotions un peu partout en France si on le peut.

De gauche à droite: Jimmy, Yvan, Jérome, Asa, et Samolay




Leur site, ici !

24 avr. 2011

Pat McManus Band & Uli Jon Roth

Pub rock Chez Paulette, au fin fond de la Meurthe-et-Moselle. A l'affiche, Pat McManus, ex-Mama's Boy, et Uli Jon Roth, ex-Scorpions. Deux grands guitaristes pour un concert prometteur. 



Dans la salle, quasiment que des fans de l'un ou de l'autre, voire des deux guitaristes. Quelques autres, comme moi, sont venus découvrir.
McManus ouvre le show, avec une bonne demi-heure de retard. On peut dire que monsieur sait se faire quelque peu désirer. Accompagné de son batteur, de son bassiste et de son célèbre violon, il commence par des morceaux de son propre répertoire, pour terminer quelques deux heures plus tard, par des reprises entre autres de Rory Gallagher et de Gary Moore. Et son concert était, amazing. 
Arrive ensuite sur scène Uli Jon Roth et sa bande de rockeurs aux cheveux longs. L'ex-Scorpions entame son show directement avec un long solo: difficile pour moi d'accrocher dès le départ. J'étais donc assez sceptique sur la suite du concert. Mais j'ai vite changé d'avis quand il a commencé a jouer des morceaux plus je-t'en-fous-plein-la-gueule-avec-ma-batterie-et-ma-guitare. Et on peut dire que monsieur assure. Il aura joué pendant plus de deux heures et demi lui aussi, devant des centaines de fans plus satisfaits les uns que les autres, alternant reprises de Scorpions, d'Hendrix, et compos perso.